La Route des épices

Jean-Pierre Depetris, avril 2017.



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Fleurs


J’entends très bien d’ici le chant des grenouilles. La rue où passent des camions cache des quantités de jardins et de petits plans d’eau que leur vacarme trahit.(I.5)



dessin et vers de Bâshô


... en Asie aussi la vie de l’esprit fut attirée dans les villes, mais en dédoublant cette force centripète par une autre, centrifuge, qui la faisait fuir dans des lieux sauvages où, curieusement, elle ne se dissipait pas, mais rayonnait au contraire d’une plus grande intensité. (II.3)




Le Bois Protat


Il est en tout cas fort possible que ce caractère de l’Asie y ait favorisé l’alphabétisation, puis la xylographie et l’imprimerie. (II.3)

(Le bois Protat (matrice et épreuve), la plus ancienne xylogravure trouvée en France (1370 à 1450). Saisi sur le site de France Culture.)




cours


Elle traverse ce relief tourmenté sans pourtant s’étirer dans de nombreux méandres. (III.1)




Bambou


Pas d’étage, beaucoup de bois et de bambou, dont la toiture est entièrement faite. (IV.2)




Gauguin, Fatate te miti


Ailleurs, le long du littoral, on est moins civil, et l’on ne craint pas de se baigner nu. Le bord de mer s’émancipe alors de l’espace urbain. Même nombreux, on est au désert. (V.4)




Lansquenets


Parmi eux, dans les premiers rangs, certains étaient armés d’espadons, ces grandes épées de plus d’un mètre cinquante qui se maniaient à deux mains. Ceux-ci recevaient une double solde pour se jeter entre les lignes retenues par la longueur des piques, et frapper leurs adversaires. (VI.4)




Tagaroth


Ces représentations ont les formes les plus inattendues : une épaisse corde enroulée autour d’un tronc d’où pendent des cordelettes et des motifs dans un papier épais et savamment plié ; une sorte de chaudron de métal accroché à un grossier portique de bois et de bambou, dans lequel poussent quelques plantes rases… (VII.3)




Cascade


L’eau tombe des rochers et ruisselle sur quelques mètres jusqu’à la mer. Il est probable que cette chute s’assèche dans des périodes moins humides, comme en témoignent quelques plantes jaunies. (VIII.6)




Nuages lointains


Kalinda rit. « Jean-Pierre n’a pas tort cependant, c’est vrai que la pensée trace des perspectives dans lesquelles le temps s’étire autant que les nuages à l’horizon. L’image est juste, et elle est belle. Tu as vu ces merveilleux nuages, hier soir ? » (IX.5)




La piraterie en Asie


Les gouvernements utilisent déjà l’événement pour justifier le développement de leurs agences respectives, vérolées les unes par les autres, et craquées par des pirates coréens ou caribéens, malais ou des mers du sud. (X.2)




Terminal


Les multiples formes d’interfaces vont de la fenêtre d’un terminal sur lequel on saisit des lignes de commandes, à celle qui met en jeu des images texturées imitant le comportement des objets physiques. (XI.5)




Lac


Un lac s’est formé au pied de la chute. (XII.5)




Fleur rose


Y aurait-il un rapport entre le chant des oiseaux et des insectes, et les senteurs du matin ? Oui, on peut l’imaginer, puisque les être qui hantent ces lieux se nourrissent de cette même terre qui génère ces fragrances. Soit, mais comment cette musique qui nous accueille au réveil pourrait-elle avoir quelque-chose à nous dire de ces senteurs, car chez notre espèce, l’ouïe est un sens plus développé que l’odorat ? (XIII.7)




Audrey Hepburn


Elles ont remis à la mode ce qu’on appelait dans mes jeunes années un fichu. (XIV.4)




Mâcres bicornes


Les fruits de la mâcre bicorne ont la forme et la couleur d’une tête de buffle de la taille d’une noix. En séchant, ils deviennent tout noirs. Les cornes sont formées par deux gousses qui s’élancent en deux longues pointes recourbées, d’où leur nom. (XIV.5)




La nuit en ville


Il y a dans ces sorties tardives comme quelque chose d’une petite fête. (XV.7)




Ciel couvert


Ils n’avancent ni ne reculent et c’est comme s’ils tombaient horizontalement, quasiment immobiles, à peine secoués et doucement déstabilisés d’un côté ou de l’autre, et ils poussent des cris chargés d’une joie sauvage. (XVI.4)




Carpes


La Pagode du Seigneur des Idées Confuses se trouve dans un parc de Citagol… (XVII.5)




Estampe d'Hokusai


Il en émane plutôt une sensation de déséquilibre de la perception, d’étrangeté familière et inquiétante, une sensation proprement onirique. (XVIII.7)




Sourire de Bouddha


On pratique ici ce savoir vivre avec des sourires bienveillants, et assurément sincères. (XIX.5)




Manuscrit ancien


Dire que la nature a été créée selon les plans d’un Être Suprême, c’est une façon pittoresque d’énoncer qu’elle obéit aux lois des mathématiques. (XX.6)




Carte ancienne


En réalité, le nom de Tatare est mal défini quand il ne désigne pas seulement une langue et une république de Russie. Il a plutôt servi au cours des temps à dénommer l’Asie-Centrale dans son ensemble, un territoire imprécis, bien à l’est de la République Tatare actuelle et de sa capitale Kazan… (XXI.6)




Antarctique


… le large bras de mer qui sépare de quelque huit-cents-trente kilomètres l’extrémité de l’Amérique du Sud et le continent austral, entre le Cap Horn en Terre de Feu, et les Shetland du Sud, adossées à la péninsule antarctique… (XXII.5)




Rouleau


Il est bien différent de peindre ou d’écrire sur des rouleaux de papier ou de soie, et de les enfermer dans des boîtes. Ce ne sont que des aspects accessoires, mais ils ont des effets très profonds sur la nature du travail littéraire ou artistique. (XXIII.5)




Lenovo


La coque de plastique noir de mon Lenovo évoque un matériau puisé dans les profondeurs telluriques. Du pétrole brut durci ; ou encore du goudron, ou de ces masses d’algues échouées sur les rivages qui se décomposent en une pâte noire. (XXIV.4)




Vagues des mers australes


Les vagues de l’Océan Austral sont un peu comme celles d’un fleuve. Elles sont moins régulières que celles des autres océans ; elles sont plus croisées, plus désordonnées... (XXV.5)




Vagues des mers australes


… me voyant silencieux et songeur, et apparemment absorbé par le pilotage du Târagâlâ qui ne devrait pourtant pas requérir une telle attention… (XXVI.1)




vagues


Je sais bien pourtant que sous cette surface plane qui s’étend autour de nous, même si elle semble tout tenter convulsivement pour nous faire oublier qu’elle est une surface plane, alors que l’on voit bien, jusqu’à l’horizon qu’elle n’est rien d’autre, sous cette surface donc, je sais bien que la vie grouille, jusqu’à ses abysses où jamais la lumière ne parvient. (XXVII.5)




Le port de Merak


Merak est une ville bien petite en comparaison de ses installations portuaires et industrielles. Elle est à la pointe nord-ouest de Java, toute proche de l’île de Sumatra dont on distinguerait la côte si elle n’était pas cachée par la brume. Le ciel bas estompe aussi de petites collines boisées, aux pieds desquelles vont se perdre les derniers toits. (XXVIII.3)




Solenoide


La première intuition que je me ferais de quatre, ce ne serait peut-être pas le carré, ni la croix, mais la bobine électrique, le solénoïde, où deux champs magnétiques se croisent perpendiculairement. (XXVIII.6)




Mao en 1935


… le portrait de Mao Tsé-Toung qui trône au-dessus du comptoir ; un portrait des années trente, réaliste, et presque ascétique. (XXIX.6)




Une calculette solaire


Elle n’est qu’un petit rectangle de plexiglas vert, de neuf centimètres sur six… (XXX.2)




Once


La noblesse du port de tête, le silence du regard témoignent d’une paix de l’âme probablement inaccessible à notre espèce. (XXXI.1)




Mac OS 6.0.7


La seule arborescence des fichiers et des extensions du système était alors pour moi un labyrinthe inextricable. Elle était pourtant si simple en comparaison d’aujourd’hui. (XXXII.4)




Centre ville


On y remarque des détails qui ne trompent pas : le caractère anarchique de l’habitat… (XXXIII.6)




Nuages


Les nuages font des aubes bouleversantes, surtout lorsqu’ils se déchirent sur un ciel lumineux. Je tente de n’en louper aucune, toujours renouvelées, quitte à retourner dormir quand le jour a pointé. La théorie de l’espace-temps ajoute une touche certaine à leur beauté. (XXXIV.4)




Le Manguier de Gauguin


Ce ne sont pas les sujets des toiles de Gauguin que j’ai redécouverts lors de mon précédent voyage : c’est sa palette. Ses couleurs sont proches de celles dont Kalinda aime à se parer. (XXXV.3)







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© Jean-Pierre Depétris, avril 2017

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Adresse de l’original : http://jdepetris.free.fr/Livres/journal_17/




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