Cahier VII
Jâbir Ibn Hayyan
Le 18 mai
Le Marmat n'a jamais été un territoire
Le Marmat n'a jamais été un territoire, et les gens d'ici n'ont pas la fibre nationale. L'État-nation n'est qu'une administration territoriale. C'est un peu comme pour nous, en France, les régions. Imagine-t-on un nationalisme PACA ou Languedoc-Roussillon ?
Est-ce le Marmat qui détermine une appartenance ? Oui, en un sens, mais on se demande bien à quoi. Il n'a jamais davantage été un peuple. On ne donne pas de limite au Marmat. Quand Abou Barid était aux Caraïbes, il n'avait pas quitté le Marmat ; le Marmat était avec lui.
Apparu à la croisée des civilisations hellénistique, indienne et chinoise, le Marmat s'est toujours perçu comme une banlieue du monde ; mais une banlieue du monde entier. Marmat signifie d'ailleurs « frontière » en palanzi (même racine que marmou, col), pour autant que ce mot ait une quelconque signification ici, une autre signification que limite, frange entre la civilisation humaine et l'état de nature entre l'esprit et le désert.
Géologie de la région de Bolgobol
Les massifs de granite bleu ont généré des sédimentations
calcaires et schisteuses dans les vallées. On y trouve entre autres
des schistes bitumineux dans celle d'Oumrouat, en face de Bolgobol, en
amont de l'Ardor.
Ils y sont exploités par une raffinerie qui en tire une huile
proche du pétrole et produit une essence très pure pour
les moteurs. Les fragments de quartz récupérés du
schiste sont utilisés par la fabrique d'ampoules et de composants
électriques qui se trouve en aval de l'Ardor, à peu près
à la hauteur de l'entrée Nord de Bolgobol.
Bolgobol est construit sur un massif de granite au quartz améthyste et au feldspath composé d'aluminosilicate de sodium. Les deux corps s'alternent dans la roche sous forme de stries tourmentées. C'est ce qui fait paraître les murailles plus sombres à l'œil qu'elles ne le sont à une cellule photosensible, et leur donne comme un air hachuré.
Quand j'étais à Bor Argod, je souhaitais profiter de la ville. Maintenant que j'y suis, je ne rate aucune occasion de faire de longues marches dans les vallées environnantes. Je longe les rivières en regardant les pierres, qui racontent leur longue histoire de pierre.
Peu de fossiles ici, les sédiments ont bien trop été travaillés par les pressions et l'érosion. Les couches sédimentaires sont aussi convulsives que les roches éruptives.
Le 19 mai
Le séminaire de Manzi
La technique de raffinage du schiste bitumineux serait due à Jâbir Ibn Hayyan, peut-être venu lui-même à Bolgobol pour l'enseigner. Des manuscrits du dix-septième siècle l'attestent, mais on n'est nullement obligé de les croire.
Geber est l'un des philosophes les plus fascinants que l'humanité ait connu à moins qu'il ne soit un savant, ou un mystique. Ses écrits sont pourtant revêches à la lecture contemporaine, regorgeant de termes techniques déroutants pour le linguiste comme pour le chimiste.
Je crois que ses livres avaient déjà ce même caractère à l'époque où ils furent composés, et que le temps n'arrange pas. Jâbir paraît en avoir été conscient lui-même, considérant que les obstacles qu'ils offraient à la lecture et à l'expérimentation, en facilitaient paradoxalement l'accès, même à l'ignorant.
« De même, si la teneur de ces livres apparaissait clairement aux hommes dès le premier abord, pendant ou après la lecture, en effectuant ou non les opérations matérielles, ils en seraient ensuite frustrés, et cela ne leur serait absolument d'aucun profit. » Il n'en pense pas moins être clair et lisible. « Par Dieu, j'affirme que si un chercheur en quête de cet art et de cette connaissance se trouvait ne pouvoir consulter qu'un seul livre, il pourrait être assuré d'avoir reçu un enseignement bien complet, tant ce que j'y mentionne est réel ou de compréhension facile, » écrit-il dans le Livre des Trente Paroles.
Manzi a organisé un séminaire interdisciplinaire avec l'Université des Sciences, pour travailler sur Jâbir. Le syndicat de la raffinerie de schiste en est aussi parti-prenante, les travailleurs paraissant prendre un réel plaisir à mettre à la disposition de l'équipe tous les équipements et les matières premières dont on puisse rêver. Douha y participe également, apportant ses lumières en mathématiques.
Manzi, qui tient visiblement à tirer tout le parti de ma présence, m'a invité hier à venir parler librement dans son séminaire de la révolution scientifique de l'Occident Moderne à la Renaissance. J'ai bien tenté de lui expliquer que je n'avais pas le temps de préparer aussi vite une intervention, mais il a insisté, prétextant qu'un simple bavardage autour du passage d'un article que je viens de publier, était suffisant pour les stimuler.
Je lui ai dit aussi que je ne voyais pas non plus de rapport très évident entre mon article et Jâbir, si ce n'est que Pic de la Mirandole l'avait probablement lu, mais que je ne l'avais même pas vérifié dans la thèse dont je lui avais envoyé l'URL.
« Le rapport, m'a-t-il répondu, est qu'il n'y en a pas ; c'est ça qui m'intéresse. »
Éléments pour une nouvelle réforme de l'entendement
Je colle ici le passage de l'article qui a retenu son attention :
« Au début de la Renaissance, Pic De la Mirandole fut un des initiateurs d'une nouvelle façon de penser. Il se dit que si les grands savants musulmans, chrétiens et juifs, défendaient des vues si irréconciliables, c'est parce qu'ils construisaient leurs pensées sur des prémisses opposées qui n'acceptaient pas de critique. Il rompit donc avec l'attitude stérile qui consistait à remettre en doute des prémisses posées comme incontestables au profit d'autres qui ne l'étaient pas moins. Il était plus avantageux de se demander ce que tous ces savants voulaient dire effectivement à l'aide de ces prémisses. Pic De la Mirandole maîtrisait le latin, le grec, l'arabe et l'hébreux, pour l'aider dans cette nouvelle approche qu'on a pu appeler Néo-platonisme. »
« La principale critique vint de sa propre ville, Florence. On pourrait résumer les reproches de Savonarole ainsi : La pensée ne vaut que si elle est intelligible à l'ignorant. »
« Les riches marchands de Florence n'apprécièrent pas la défense des modestes par Savonarole, mais les riches en esprit réagirent très différemment, comme Pic, Ficin, Boticcelli, qui pressentirent qu'on avait mis le doigt sur leur faiblesse, plus qu'ils ne surent vraiment la corriger. C'était pourtant la clé de la révolution galiléenne, quelques décénies plus tard. »
« La critique efficace de l'aristotélicisme consistait à laisser tomber des masses du haut de la tour de Pise, offrant une vérification de l'accélération parfaitement intelligible à l'ignorant. »
Éléments pour une nouvelle réforme de l'entendement.
En relisant ces lignes, je sens s'effondrer l'argument que j'opposais à Manzi, considérant qu'il était peu probable qu'un savant proche du Sixième Imam ait été appelé pour travailler dans une région où l'Islam n'avait pas encore pénétré.
Le passage qui l'a décidé à m'inviter est cependant un peu plus bas :
« Est-il donc important de lire Pic De la Mirandole, Galilée et Savonarole ? J'aurais sans doute abouti à cette conclusion il y a quelques décennies. Il me semble pourtant que l'on peut parfaitement comprendre ce que je viens de dire en très peu de lignes, sans avoir jamais rien lu. Que vérifierait-on en revenant au texte ? Que mon interprétation est fautive ? Qui demande de me croire ? La Renaissance Occidentale est un événement considérable dans l'histoire de l'humanité, mais comme le Motazilisme damascènes, ou l'école de Lin-tsi et son implantation au Japon sous le nom de Rinzai. Il faudrait connaître tout cela. Mais le peut-on ? »
Le 20 mai
Les vêtements
J'ai acheté des vêtements au marché de Bolgobol. L'industrie textile, ici, se porte assez bien, et on n'importe que quelques fripes de l'étranger. Les vêtements locaux sont relativement chers, mais bien sûr, pas pour celui qui voyage avec des devises européennes. Aussi reconnaît-on les pauvres à leurs vêtements occidentaux.
Les syndicats font des pressions pour instaurer une aide au vêtement, craignant l'exemple africain. L'Afrique, en effet, n'exporte plus que des matières premières à bas prix, et importe des épaves de voitures, des vêtements usagés, et toute sorte de déchets dont les pays riches ne veulent plus. « Le monde n'est pas la poubelle de l'Europe. » Disent les syndicats.
Les vêtements sont chers, mais excellents, faits de pure laine ou de coton, de jute ou de lin. On n'aime pas beaucoup les couleurs. On préfère le blanc, le noir, qui vire au bleu en se délavant, ou la teinte naturelle des tissus. Leur finition est parfaite, comme leur robustesse. Ils protègent aussi bien du froid que de la chaleur qui, dans ces régions, peuvent devenir intenses au cours d'une même journée.
Des tuniques sans col sont portées sur le pantalon. Elles vont jusqu'en
haut des cuisses et sont fendues sur le côté jusqu'au bassin.
Les manches sont un peu courtes et larges sur le poignet, sur lequel on
peut les resserrer à l'aide d'un bouton. On porte beaucoup de vestes
de tissu sans manches, longs gilets de toile qui recouvrent les reins.
On se couvre aussi de vestes et de manteaux de peau de chèvre retournée.
Les hommes aiment les larges pantalons de toile très solides. Ceux
des femmes sont d'un tissu plus fin et taillés plus près
du corps. Ils sont coupés entre le dessous des genoux et les mollets,
sinon ils sont attachés aux chevilles. Les femmes portent souvent
de longues tuniques par dessus.
On trouve aussi beaucoup de bottes, aux semelles qui résistent aux cailloux sans glisser sur l'herbe, et qui seraient redoutables pour les planchers si l'on ne se déchaussait pas. Sinon, on peut choisir des sandales de deux sortes : les unes solides et bien attachées, sont conçues pour la marche ; les autres, où l'on glisse les pieds, légères et tenues parfois par des lanières de tissu, sont pour la ville.
Il s'est aussi répandu une mode des tenues militaires ici on dit moujahid. Souvent récupérées de l'armée, et moins chères, elles sont prisées par les étudiants. Cette mode touche même les femmes, qui portent leurs pantalons, aux couleurs camouflage et aux multiples poches, sous leurs tuniques, avec une veste militaire et un foulard noir sur la tête.
Les vêtements locaux donnent une belle prestance. Ma tenue marie tous les tons sable clair. Je penchais bien pour des noirs, moins salissants, comme Manzi, mais on ne peut changer la couleur de sa peau. À l'hôtel, devant la glace, je me trouve un air plus robuste, plus imposant que dans mon ancienne tenue. Le plus étonnant est que je me sens aussi réellement plus vigoureux : les gestes sont moins entravés, la taille moins serrée ; on sent beaucoup mieux son corps.
Le 21 mai
Une traduction de Jâbir
Si le dépôt divin est pris en charge par celui qui se rabaisse, celui-ci commet une grave erreur. L'homme, par son ignorance et sa folie, se chargeant d'un fardeau qu'il ne pouvait supporter, est pourtant appelé microcosme, par son intimité avec le monde qui, lui, peut le porter. Ce n'est pas là une vue purement personnelle, mais Dieu qu'Il soit béni est exalté l'atteste, ainsi que son Prophète, qui a déclaré dans Son Livre irréfutable :
« Nous avons offert notre dépos/ Aux cieux, à la mer et aux montagnes./ Ils le refusèrent et tremblèrent sous le fardeau./ Seul l'homme l'a accepté,/ Il est fou et ignorant. » (XXXIII-72)
Que te suffise donc la parole de Dieu le Puissant, le Sublime ! Il convient donc que l'homme garde à l'esprit sa charge, s'en étant porté garant, l'ayant fait sienne en s'y engageant. Le désir exclusif envers une chose offre toujours de grands résultats.
Voilà quelques-unes des premières lignes du Livre des Trente Paroles de Jâbir que j'ai traduites librement mais, je crois, dans l'esprit de l'auteur. Quelle introduction pour un traité de chimie !
Ma réflexion pourrait surprendre : elles font revenir à
ma mémoire l'exaltation qui m'avait saisi dans mon enfance quand
je lisais des encyclopédies scientifiques pour la jeunesse. Je
sortais la nuit sur le seuil reconnaître les astres, je ramassais
des roches dans la montagne. Je me découvrais vivre dans un monde
chaotique, illimité et unique, et pourtant décomposable
en un nombre fini d'éléments, nombrable par un nombre fini
de chiffres, dicible par un nombre fini de lettres et de phonèmes,
d'ailleurs arbitraires.
J'y ai découvert l'athéisme. Je l'ai découvert comme une révélation. Je détournerais bien la parole d'Abu-l Khaïr : « Tant qu'athéisme et révélation ne seront pas identiques, pas un homme ne sera un véritable athée. »
Ziddhâ m'a offert l'hospitalité.
Voyant mon goût pour les lieux sauvages, Ziddhâ m'a proposé de venir travailler avec elle dans une maison que possède sa famille dans la vallée de l'Oumrouat (prononcer oumroua, avec un 'r' coulé). Elle craignait de rester seule dans un lieu éloigné du plus proche village encore déserté en cette saison.
Sa proposition m'a tout d'abord troublé. Est-il bien convenable qu'un homme et une femme se retrouvent ainsi seuls sous le même toit ? Puis je me suis rappelé que j'étais un occidental progressiste, et elle, une jeune étudiante de Manzi ayant reçu une éducation musulmane, et qu'on aurait pu, en toute logique, s'attendre à ce qu'une telle proposition vienne de moi sans arrière pensée, et que ce soit elle qui en soit effarouchée.
La proposition m'avait été faite devant Manzi et Douha, qui n'avaient d'ailleurs manifesté aucune forme de surprise. « Tu essaieras de ne pas trop fumer le soir, avait ajouté Ziddhâ comme pour forcer ma réponse en la détournant. Les nuits sont encore froides et il est difficile d'aérer les chambres. »
Je suis peut-être plus rétrograde que je le crois, mais j'ai la plus grande peine à imaginer qu'une telle proposition soit entièrement dépourvue d'arrière pensée. Je me demande dans quoi je m'engage, mais je n'avais ni l'envie, ni la moindre raison de refuser.
Le 22 mai
Les femmes du Marmat
Les femmes du Marmat sont très belles. C'est du moins ce qu'elles pensent, et dont elles parviennent à convaincre à peu près tout le monde avec elles. Pour offrir le moins de prise possible au doute, elles cachent souvent leur corps, montrant plutôt leur visage dont elles mettent en évidence la bouche et les yeux. Elles se maquillent cependant discrètement, leurs cils étant naturellement longs et leurs lèvres dessinées et charnues.
Quiconque est doué de raison sait bien qu'une bouche ou des yeux ne seraient, en soi, ni beaux ni laids, s'ils n'avaient ni voix ni regard. Elles cultivent leur regard. Il guide leur port de tête, et c'est comme si elles en meublaient d'abord l'espace où elles se déplacent.
Elles n'ont pas moins de coquetterie dans la voix, notamment dans leur appui très particulier sur le sukkum qui, quand elles parlent l'arabe, le fait sonner comme le farsi. Émouvoir les hommes semble être pour elles l'occupation la plus raffinée.
Peut-être cachent-elles moins leur corps, pour être exact, qu'elles ne le mettent en valeur en le corrigeant. Elles n'hésitent pas à en montrer ce qui leur convient : qui à de belles jambes portera son pantalon au genou, qui a le ventre plat montrera son nombril, qui découvrira ses épaules, ou, au contraire, s'enveloppera d'une longue tunique qui a une silhouette élancée. Les effets sont souvent saisissants, mais ne trompent pas l'homme mûr.
Le 23 mai
Al Jabr
Muhammad Ibn Mussa Al Khawarizmi (780-850), qui a donné son nom
aux algorithmes, est le véritable inventeur de l'algèbre,
avec son ouvrage Al Jabr wa al muqabalah, et celui qui a introduit
l'usage du système décimal indien
Al jabr est un vieux mot arabe qui n'a jamais été traduit il a seulement été latinisé par « algèbre » qui n'en est en aucun cas une traduction. Al jabr est le mot arabe qui sert à traduire « idée » chez Platon, par exemple. C'est un mot qui peut en effet traduire idée, si ce n'est qu'il est dépourvu de toute dénotation comme de toute connotation psychologique.
Cette idée ne se situe pas dans l'âme, ni même dans l'imagination. Elle se situe dans une seule et unique réalité, elle s'inscrit même dans la réalité matérielle, comme les lettres que je trace en ce moment même sur mon cahier, puis que je vais saisir sur mon disque dur, avant de les envoyer sur mon serveur, et d'où, peut-être, quelques proches, qui sont seuls à en connaître l'adresse exacte, pourront les lire sur leur écran, ou les imprimer, alors qu'elles demeureront essentiellement les mêmes lettres. Mieux encore, seulement ce qui demeurera identique, et identiquement réitérable, quels qu'en soient le support, la police, la présentation, la substance... est proprement ce que j'écris.
J'appellerais cela « objet logique » : quelque chose de bien plus vide qu'une idée, un concept, ou même une vague notion, de bien moins circonscrit et exact qu'un nombre, et pourtant d'aussi pondérable et d'aussi propre à produire des effets qu'un objet concret.
Ce paradigme traîne dans le monothéisme depuis l'origine. Il exerce une dangereuse tentation à l'idéalisme. Je crois qu'Al Jâbîr a été à la source d'une des plus intelligente tentative d'avancer dans une autre voie, Al Khawarizmi aussi.
La programmation est un pas décisif dans celle-ci. Von Neumann n'aurait pas inventé l'ordinateur si Gödel n'avait pas ruiné ses convictions formalistes.
Ceux dont les croyances sont basées sur l'hypocrisie
Veulent faire une distinction entre l'âme et le corps.
Moi je sais que le vin seul a le mot de l'énigme
Et donne conscience d'une parfaite unité.
Disait un autre mathématicien, Omar Khayyâm (1050-1131).
Ziddhâ m'a envoyé un courriel avec quelques liens sur l'origine de l'algèbre et les études de Fibonacci en Orient. Fibonacci fit imprimer, à Pise en 1202, son ouvrage, Liber Abbaci, qui introduisit l'usage du système décimal indien en Occident. Elle a signé avec ce quatrain, allusion sans doute à mon intervention à l'université, où nous nous sommes rencontrés pour la première fois.
Le souvenir de ce que j'ai dit ce jour-là, d'ailleurs, me fait redécouvrir ces vers sous un éclairage tout nouveau, qui ne suppose plus nécessairement l'ivresse.
Khayyâm, auteur d'une classification des équations du deuxième et du troisième degré, et de leur résolution géométrique (traduite en Français en 1851), fut aussi un proche du Vieux de la Montagne et de la confrérie d'Alamût (celle-là même dont, précisément, un obscur nouveau philosophe prétendait ces derniers temps sur France Culture, qu'elle était l'archétype du terrorisme islamiste contemporain).
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